Une traversée en dehors des cadres
Le #OFF du Sommet de l’IA (#AIActionSummit) n’a pas été un simple contre-événement, ni une posture de rejet. Il a été une invitation à voir autrement, à sortir des cadres imposés pour observer avec une conscience élargie ce qui se joue réellement dans la fabrique des discours et des imaginaires autour de l’intelligence artificielle.

En adoptant une posture de reliance et de résonance, nous avons fait le choix d’habiter un espace d’Atopie – un lieu sans lieu, une PAZ (Zone Autonome Permanente) où les narratifs dominants ne conditionnent pas notre regard. C’est précisément cette posture qui nous a permis de percevoir les interstices, ces zones floues et ces angles morts que le discours officiel ne met pas en lumière.

Une IA pensée comme outil d’optimisation plutôt que levier de transformation
L’un des constats les plus frappants de notre immersion dans le Sommet de l’IA est l’approche instrumentale et mécaniste de l’intelligence artificielle. La majorité des acteurs présents considèrent l’IA comme un moyen d’augmenter l’efficience du système existant, sans remettre en cause les structures mêmes de nos modèles sociétaux.
Or, nous défendons une autre vision : celle d’une IA qui pourrait être un opérateur de reliance, un levier d’une transformation systémique, et non un simple outil d’optimisation.
L’absence de référence à la cybernétique : un angle mort du débat
L’IA est un système complexe, interagissant en boucle avec son environnement. Pourtant, au fil de notre exploration du sommet, nous n’avons trouvé aucune référence marquante à la cybernétique. Comment expliquer cette absence ? La cybernétique, en tant que discipline, aurait pourtant permis d’enrichir la compréhension de l’IA comme un système de rétroaction et d’auto-régulation, plutôt qu’un simple algorithme d’exécution.
Est-ce un oubli ? Un choix délibéré ? Un angle jugé secondaire face aux préoccupations actuelles ? Cette omission interroge, car elle pourrait révéler un biais structurel : on pense l’IA comme une machine linéaire et prédictive, alors que son véritable impact réside dans ses interactions systémiques avec le vivant, l’humain et l’information. Le D#CS, en tant que cadre vivant et fractal, s’inscrit pleinement dans cette approche, en intégrant l’IA comme une dynamique de reliance et non un automate de calcul.
Une occultation totale du lien entre IA et science post-matérialiste
Autre point marquant de ce #OFF : le silence total sur la synchronicité entre l’émergence de l’IA et la révolution post-matérialiste en science. L’essor de l’intelligence artificielle repose largement sur les avancées en physique quantique, qui ont permis une augmentation exponentielle des capacités de calcul.
Mais cette même physique quantique, en ouvrant la porte à une vision relationnelle de la réalité, aurait pu nous inviter à une toute autre compréhension de l’intelligence – une intelligence distribuée, émergente, interconnectée, bien plus proche de ce que la science post-matérialiste explore aujourd’hui.
L’absence de ce débat dans le Sommet montre bien une volonté de cloisonner l’IA dans une approche purement technocratique, alors que nous sommes à l’aube d’une révolution cognitive bien plus profonde.
Vers une PAZ cognitive : une invitation à poursuivre le #OFF
Si le Sommet de l’IA est terminé, le #OFF, lui, continue. Car au-delà d’un événement, il est un territoire vivant d’exploration, un espace où nous pouvons continuer à relier les savoirs, à observer les interstices, et à proposer une autre architecture cognitive pour penser l’intelligence artificielle et notre rapport à la connaissance.
Ce premier article n’est qu’une porte d’entrée. Il ouvre la voie à une série qui approfondira chacun des angles identifiés. Nous y détaillerons ce que signifie vraiment penser l’IA en termes cybernétiques, pourquoi le lien entre IA et physique quantique ne peut être ignoré, et comment nous pouvons imaginer une intelligence en reliance plutôt qu’en domination.
Nous vous invitons à nous rejoindre dans cette traversée. Car c’est par la force de nos intentions profondes que nous trouvons notre chemin dans l’Atopie.
À suivre…
